C’est l’éclate !

Porté par un tennis champagne & confettis, Roger Federer s’adjuge le Master 1000 d’Indian Wells en passant le dernier obstacle Stan Wawrinka 6/4 7/5. Toute cela avec le sourire bien sûr. Enfoiré va.

Roger Federer vainqueur d'Indian Wells 2017

Alors comme ça t’es un bel enfoiré ?!

L’Australie n’était donc pas qu’un coup d’essai. En remportant le 25e Master 1000 de sa carrière (le premier depuis Cincinnati en 2015), Roger Federer vient d’envoyer un message clair à ses opposants : en retrouvant toutes ses facultés physiques, son tennis s’exprime de nouveau à plein régime et peut l’amener à côtoyer les sommets qu’il s’est échiné à construire pendant si longtemps. Federer de retour au top, Murray et Djokovic qui marquent clairement le pas et Nadal en rodage mais avec la terre battue en ligne de mire, comment ça le Big 4 est mort ?

Le nouveau pouvoir de Super Federer

Le tableau du suisse s’annonçait pourtant démentiel. Dans la même partie que Del Potro, Nishikori, Nadal et Djoko, Federer s’est finalement promené au grès des contres-performances qui ont jalonné ce 1er Master 1000 de la saison. Se promener mais surtout marcher sur la tête de ses adversaires avec bien sûr ce match inouï face à Rafa où cela a pété dans tous les sens : service, coup droit et surtout la confirmation entrevue à Melbourne avec des fusées en revers. La démonstration face à son meilleur ennemi étrillé 6/2 6/3 restera un moment particulier dans l’historique des confrontations entre les deux hommes tant le Suisse a marché sur l’eau ce jour-là. Que cela soit en contre, en attaquant ou simplement en tenant l’échange, la qualité et l’efficacité du revers suisse met à mal n’importe quelle défense et offre des possibilités supplémentaires et surtout insoupçonnées. Progresser encore à 35 ans, voici l’image que renvoie Roger Federer.

Exempté de 1/4 face à Nick Kyrgios, malade, Federer s’est ensuite débarrassé sans coup férir de Jack Sock et donc de Stan Wawrinka en finale. Une fois de plus, l’agressivité (et la réussite) affichée depuis son retour a été déterminante, notamment dans les moments clés puisque Stan s’est fait breaké à chaque fois en fin de set. Les deux pieds cloués sur la ligne, déterminé à ne pas lâcher le moindre pouce de terrain sur une surface considérée – à juste titre – comme idéale pour les gros lifteurs, RF a étouffé tous ses adversaires en jouant 1 vitesse 1/2 au dessus de tout le monde. Fedex, le retour.

Wawrinka le 1er fan et le coeur gros

Défait pour la 20e fois en 23 confrontations, Stan Wawrinka s’est montré quelque peu affecté face à cet homme qui représente tant à ses yeux. Après avoir essuyé quelques larmes et traité gentillement son aîné de « trou du cul » lors de la cérémonie de remise des trophées, Stan s’est exprimé avec classe et respect en félicitant son compatriote et en lui souhaitant de régaler tout le monde pendant encore de nombreuses années. Comme d’habitude, le parcours du numéro 3 a été chaotique (deux victoires au tie-break du 3e face à Nishioka et Thiem), ce qui justifie en partie sa nervosité ou son manque de jus dans le money time en finale. Un léger manque de lucidité qui s’est payé cash et qui lui a arraché ces quelques larmes lors de son discours teinté tout de même d’humour. Pour un joueur touché au genou en Australie et qui n’avait jamais dépassé les 1/4 dans le désert californien, la performance reste intéressante malgré l’évidente déception.

SOS Français en détresse

Comme d’habitude, un dernier mot sur les résultats français qui font froid dans le dos. Entre les « mauvaises » défaites de Lucas Pouille qui ne semble pas encore avoir démarré sa saison (Young) et Jo W Tsonga la tête ailleurs à l’approche de l’arrivée de son premier enfant (Fognini), il n’y a strictement rien à retenir dans la mesure où la quasi totalité des troupes a perdu contre mieux classé. Une fois n’est pas coutume non plus, on s’inquiète à nouveau pour Gaël Monfils dont l’intégrité physique est remise en question. Malade, blessé, La Monf’ repart dans une nouvelle course contre la montre afin d’être prêt pour Roland Garros qu’il avait manqué l’année dernière pour des raisons similaires.

A propos

Boulimique de tennis, je suis ce sport depuis désormais une vingtaine d'années. Signe distinctif : un gros coup droit, ça aide toujours ;-)

Publié dans A la une, Masters 1000, Masters d'Indian Wells

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