Andy Murray près du but

En remportant son 4e titre à Shanghai face à la surprise Roberto Bautista-Agut 7/6[1] 6/1, Andy Murray se rapproche de la place de numéro 1 mondiale qui lui semble désormais promise.

andy murray vainqueur masters 1000 shanghai 2016

Tu vas me couper cette peuks le jour où tu seras numéro 1 tu veux bien ?

Victorieux la semaine précédente du tournoi de Pékin, Andy Murray est reparti invaincu de sa tournée asiatique en prenant soin d’ajouter un 13e M1000 dans son escarcelle. La facilité et l’impression de puissance avec lesquelles il a vaincu coup sur coup des adversaires pourtant en forme ne laisse aucun doute sur ce qu’il l’attend : Andy Murray va s’emparer du trône pour devenir le 26e (et premier britannique) numéro 1 mondial de l’histoire du tennis. Une consécration programmée avant la fin de l’année et qui couronnera sans aucun doute un joueur parmi les plus persévérants.

Andy Murray au meilleur dans tous les compartiments

Pour glaner ce 4e titre à Shanghai (anciennement Madrid), Andy Murray s’est montré une nouvelle fois trop solide pour ses adversaires. Son niveau moyen actuel est plusieurs tons au dessus de la plupart des autres joueurs et c’est bien cette caractéristique qu’il fait pointer : pour être numéro 1 mondial, il faut se montrer intraitable du début jusqu’à la fin de la saison. Son aisance et sa maîtrise actuelles lui permettent de rendre ses matchs facile. Physiquement, il semble par moment glisser sur le court tant cela parait simple. Le seul joueur à l’avoir accroché le temps d’un set fut le finaliste surprise Roberto Bautista-Agut contre lequel il a juste attendu le money-time pour aligner 7 points sur 8 lors du tie-break. La seconde manche demeura un formalité qu’il conclut par un jeu blanc. Net et sans bavure.

Le choix crucial du coach

Hormis une brève sortie en 2014, Andy Murray figure dans la top 4 mondial depuis 8 ans. Une éternité à l’échelle d’une carrière professionnelle. Il l’a reconnu sans détour : ses plus grands succès sont liés à la présence de celui qu’il considère comme le meilleur entraîneur qu’il n’a jamais eu à savoir Ivan Lendl. Le meilleur joueur de tennis tchèque de l’histoire a notamment apporté ce supplément de confiance dont le britannique manquait dans les plus grands rendez-vous (3 finales perdues avant leur première collaboration en 2012). A ses côtés, Murray a changé de dimension en effaçant des tablettes des souvenirs vieux de plusieurs décennies. Il s’est surtout débarrassé d’une certaine pression qui lui collait à la peau au grès de certains succès vis-à-vis desquels il n’est jamais évident de se battre vu le poids de l’historie. S’il partage ce caractère un tantinet antipathique avec son coach, il convient d’accorder un maximum de mérite au parcours de l’écossais qui a su tenir et attendre son heure. Si le déclin de Novak Djokovic se précise, il est fort possible qu’il brigue de nouveaux titres en commençant par les Masters où il n’a étrangement jamais joué la moindre finale.

Djokovic à la dérive

Bautista-Agut en finale en sachant que Djokovic participait au tournoi, il s’agit forcément d’une surprise. Et comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même, c’est l’espagnol qui s’est occupé de renvoyer à la maison le serbe. Brillant mais sans forcément être extraordinaire, Bautista-Agut a notamment profité de la méforme latente de son adversaire. Nerveux comme rarement et agacé par son niveau de jeu, le Serbe a offert un spectacle déroutant en fracassant notamment sa raquette après la perte du 1er set. Auteur de fautes assez incroyables et trop instable mentalement, Djokovic a laissé transpiré le mal qui lui grignote le cerveau depuis – semble-t-il – un moment. S’agit-il du contre effet de sa victoire tant attendue et tant souhaitée à Roland Garros ? On met volontiers une pièce sur cet argument car le moteur du serbe (comme tout grand champion) tourne à l’objectif. Hormis les JO où il n’a glané qu’une médaille de bronze en 2008, le serbe a tout remporté dans sa carrière comme l’on fait Federer et Nadal. Il est donc compréhensible de voir Djokovic avec une motivation altérée, ce que l’on pressentait déjà après sa défaite à l’US Open. On le verra peut-être aux Masters mais nul doute qu’il doit mettre en place avec son entourage son programme pour 2017 et que l’année 2016 est finie pour lui.

A propos

Boulimique de tennis, je suis ce sport depuis désormais une vingtaine d'années. Signe distinctif : un gros coup droit, ça aide toujours ;-)

Publié dans Masters 1000, Masters de Shanghai

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