Pronos Open d’Australie ’17

Qui est en forme ? Qui a déjà la main chaude ? Qui a oublié ses raquettes dans son lit ? Janvier rime avec rentrée et Fanatics avec pronostics. L’Open d’Australie 2017 démarre dans deux jours donc le moment est venu de se mouiller.

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Dessine-moi un mouton et applique toi un peu stp

Les courtes vacances sont finies depuis un moment. Comme chaque année, le réveil réglé sur l’hémisphère sud rappelle à chaque champion que l’heure est venue de charbonner à nouveau. Rythme infernal oblige, c’est sur les courts surchauffés australiens que la nouvelle saison de tennis reprend vie. En Australie, toutes les surprises sont permises : entre ceux qui sont déjà au taquet et les favoris encore en période de rodage, les courts en plexicushion de Melbourne Park ont souvent été le théâtre d’explications musclées (avant bien sûr l’arrivée du Big 4). 2017, l’année du changement ?

Le cerbère à deux têtes

Cela sonne comme une évidence et la première confrontation entre les deux compères cette année donne déjà le ton : Andy Murray et Novak Djokovic sont en forme et sont fort logiquement favoris pour la conquête du trophée Norman Brookes. Des balles de match sauvées par Murray au 2e set, une raquette cassée par Djoko et 3h de match : la victoire à Doha du numéro 2 mondial sur le score 6/3 5/7 6/4 a atteint d’ores et déjà une sommité dans l’intensité et la dramaturgie. Cette victoire anecdotique en terme de points et de notoriété a tout de même permis au Djoker de casser la série de victoires en cours du britannique, laquelle s’arrête donc à 28. Les « jumeaux » (c’est en ces termes que Djokovic parle de sa rivalité avec Murray) sont attendus en finale en Australie et l’absence de l’un des deux le dimanche 29 janvier raisonnerait évidemment comme une grande surprise. Entre celui qui a tout le temps gagné (6 succès pour Djoko) et celui qui a toujours perdu (5 finales pour Murray), les parcours respectifs des deux hommes vont attirer tous les regards jusqu’à cette possible confrontation. En attendant, le tirage au sort offre une première affiche singulière avec un Djokovic-Verdasco explosif au premier tour si l’on se refère à la dernière rencontre la semaine passée entre les deux hommes (5 balles de matchs obtenues par l’ancien 7e mondial).

Dimitrov et Wawrinka, premiers outsiders

On continue de détailler les premiers tournois de l’année en citant comme outsider sérieux Grigor Dimitrov qui a remporté le tournoi de Brisbane en battant au passage Thiem, Raonic et Nishikori en finale. 3 costauds contre lesquels il faut cravacher pour passer donc une victoire pleine de promesses pour le Bulgare qui n’avait pas remporté de tournoi depuis 3 ans. A 25 ans, l’ancien numéro 8 semble avoir atteint la maturité nécessaire pour jouer les premiers rôles. Pendant longtemps, ses résultats n’ont pas été à la hauteur d’un talent évident mais plombé par une tactique totalement stérile. A vouloir jouer au gros bras tout en privilégiant l’attentiste, Dimitrov s’est embourbé au fond du court en bridant ses qualités naturelles d’attaquant. A l’instar d’un certain joueur français dont nous tairons le nom mais qui possède l’un des meilleurs revers à une main du monde, le sentiment du potentiel non exploité lui colle à la peau. Physiquement au top comme l’atteste ses nombreuses glissades sur dur et décidé à être plus agressif, le bulgare semble avoir trouvé le bon dosage pour aller très loin dans un tournoi majeur. Rappelons que sa meilleure performance reste pour le moment une 1/2 finale à Wimbledon en 2014.

Impossible de ne pas citer dans la liste des outsiders le lauréat 2014 Stan « The Man » Wawrinka, capable du pire dans les premiers tours et du meilleur lorsqu’il passe les 1/4 de finale. Wawrinka est le seul joueur (avec Del Potro qui a malheureusement déclaré forfait) capable de mettre tout le monde d’accord sur un tournoi. Il sait imposer sa puissance face aux meilleurs défenseurs du monde mais encore faut-il qu’il soit dans de bonnes dispositions pour y parvenir. Attiré par les gros tournois comme les requins par l’odeur du sang, on peut compter sur lui pour ne pas se déchirer et participer activement à la baston de fin de tournoi. Une baston à laquelle Nadal et Federer essayeront de se mêler mais en restant honnête et objectif, le doute reste de mise quant aux capacités des deux hommes à franchir les barrières érigées par les meilleurs. Federer revient de plusieurs mois de blessure et s’est bien comporté en Hopman Cup.  Nadal s’est entraîné comme un fou et a perdu un match honnête face à Raonic. Tant mieux pour eux mais ils partent de trop loin pour espérer mieux qu’une présence en 2e semaine d’autant que leur classement ne les protégera pas (ils peuvent d’ailleurs de se retrouver dès le 3e tour)

Pouille ou Tsonga ou Monfils ou personne ?

Côté français, les objectifs seront une fois de plus raisonnables et en adéquation avec les moyens de chacun. Lucas Pouille démarre l’année avec un statut de tête de série à abattre, une nouveauté pour lui dans sa jeune carrière. Son premier tournoi s’est soldé par un abandon face à Kyle Edmund par mesure de précaution. Dans ce majeur où il n’est pas encore parvenu à passer le moindre tour, on va tout de suite voir si la Pouille possède la capacité  « je suis favori, j’assume et je vous marche dessus » des grands champions. Son parcours sera forcément très intéressant à suivre. Dans le rayon des inconnues, on retrouve bien sûr le numéro 1 Gaël Monfils qui arrive dans un état de forme énigmatique. Aux abonnés absents depuis le mois d’octobre dernier, il est impossible de prédire quoique ce soit le concernant, ce qui n’est pas une fin en soi lorsque l’on connait le garçon. Imprévisible, insaisissable et déroutant à souhait, Monfils peut crever l’écran comme se retrouver dans l’avion pour la France dès le premier jour même s’il a démontré l’année dernière une constance et une fiabilité inédites. Mais avec Gaël, qui sait ?

Fermons le chapitre de ses pronos avec Jo Tsonga qui a démarré l’année avec douceur à Doha avec une défaite en 1/4 face à Berdych. Avec Jo, les garanties sont bien différentes : ce tournoi de préparation lui a permis de parfaire encore un peu plus les réglages d’un jeu toujours autant tourné vers l’avant. De même, on sait à peu près à quoi s’en tenir : Jo gagne gagne grosso modo contre plus faible que lui mais coince face à plus fort. Dans la théorie, on devrait donc le retrouver au moins en 2e semaine. Dans la pratique, il faut lui souhaiter de monter en température lorsque les affaires sérieuses démarreront sans avoir laissé trop de gomme dans les tours précédents.

Les pronos de Just Tennis :

Pour se donner de l’eau à la bouche, voici une brève vidéo des meilleurs points de l’édition 2016 de l’Open d’Australie. Enjoy !

A propos

Boulimique de tennis, je suis ce sport depuis désormais une vingtaine d'années. Signe distinctif : un gros coup droit, ça aide toujours ;-)

Publié dans A la une, Discussions, Le journal des accros

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